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POURQUOI SEIGNEUR, DIS-MOI POURQUOI (Partie : 4)

Pourquoi Seigneur, dis-moi pourquoi ? ( Partie : 4 ) =

 

Ne laissez pas votre tête vous guider =

J’étais en train de prier pour un discernement plus aiguisé.         En fait, j’avais déjà prié plusieurs fois dans ce sens quand le Saint Esprit me dit : «Tu n’auras jamais de discernement tant que tu ne mettras pas de côté tes raisonnements.»
1 Corinthiens Chapitre : 2 Versets : 14-16 dit clairement que l’homme naturel ne peut comprendre l’homme spirituel.

Dans ce verset, le Seigneur peaufine Sa pensée. Je ne ferai jamais de progrès si j’analyse intellectuellement ce que perçoit mon esprit. Pourquoi ?

Parce que, comme il est dit dans 1 Corinthiens Chapitre : 2 Verset : 14 = «l’homme naturel ne comprend pas les choses de l’esprit parce qu’il faut être spirituel pour les saisir».

Votre esprit est au courant de secrets que votre tête ignore.
Si vous êtes un chrétien né de nouveau, alors le Saint-Esprit demeure en vous. Je crois que le Saint-Esprit essaie de nous transmettre un tas d’informations que nous rejetons parce que notre âme les filtre.
En voici un exemple : un matin, comme je m’habillais pour me rendre à l’une de nos réunions hebdomadaires de «Life In The Word», je me mis à penser à la responsable du ministère d’aide de ce meeting, et à sa fidélité. J’eus fortement envie de la bénir.
Je m’enquis auprès du Seigneur : «Seigneur, que puis-je faire pour Ruth Ann ?» J’eus la forte impression, ou même je peux dire que j’ai sus dans mon cœur, que je devais lui faire cadeau de ma nouvelle robe rouge. J’aimais beaucoup ce vêtement, que j’avais acheté trois mois auparavant. A chaque fois que j’envisageais de le porter, l’envie disparaissait. Si bien que la robe pendait toujours dans sa housse d’origine, avec ses étiquettes. Ruth Ann était un peu plus forte que moi, et bizarrement j’avais choisi une taille supérieure car la mienne n’était plus disponible. Mais la coupe de la robe me permettait de la porter un peu large.
Bref, quand ce désir de lui offrir la robe s’imposa à mon esprit, mon intelligence contesta avec le Seigneur : «Mais Seigneur, cette robe est neuve !». Cette discussion intérieure était vraiment illogique, ma tête – mon moi naturel – argumentant avec mon esprit. Je continuais quand même en disant : «Tu n’es certainement pas en train de me demander de donner une robe toute neuve, n’est-ce pas ?». En fait, si j’avais un peu réfléchi au caractère de Dieu, à Sa générosité et à Son excellence, j’aurais su que cela Lui ressemblait davantage de m’inciter à offrir une robe neuve plutôt qu’une robe déjà portée.

Au moment de la construction du temple de l’Eternel, le roi David
dit dans 2 Samuel Chapitre : 24 Verset : 24 = «Je n’offrirai pas à l’Eternel, mon Dieu, d’holocaustes gratuits» (version dite à la Colombe).

Ne laissez pas votre tête vous guider

C’est clair, notre chair n’a aucun problème à offrir ce qui ne coûte
rien. Mais une robe rouge, toute neuve, ça c’est autre chose ; la
donner équivalait à faire un sacrifice.
Mon dernier argument fut vraiment très drôle : «Seigneur, j’avais
même acheté une paire de boucles d’oreilles argent et rouge assortie à cette robe !». C’est sur un ton attristé et teinté d’apitoiement que je fis cette remarque : J’espérais sans doute L’émouvoir. Sa seule réplique à mes trois commentaires sur les boucles d’oreilles fut un silence total. Il me faisait ainsi comprendre qu’il valait autant joindre les boucles d’oreilles, à moins que je ne voie aucun problème à les porter sans la robe.
Dieu ne se dispute pas avec nous. Il nous parle par un désir, une
certitude, une impression dans notre esprit, un moment de calme,
une petite voix, occasionnellement par une voix audible, ou plus
fréquemment, par une écriture soudainement révélée. Rappelez-vous, Dieu ne nous inspire jamais à agir de manière contraire à
Son plan, c’est-à-dire à Sa parole.

Aussi, soyez prudent quand il est question d’être guidé par des voix. Il y a des tas de voix. Assurez-vous que votre esprit reçoit le témoignage du Saint-Esprit.
Mon esprit me poussait à donner cette robe à Ruth Ann, mais ma
chair s’y opposait. Alors, je négociais intellectuellement avec
Dieu pour Lui prouver que ce geste était irrationnel Le Seigneur
ne daigna même pas répondre. Il avait déjà tout dit. Si vous vous
rappelez le début de l’histoire : j’étais en train de penser à Ruth Ann, et à la bénédiction qu’elle était, j’avais demandé au Seigneur ce que je pouvais bien faire pour elle. Il me l’a fait savoir, mais ma tête (mon intelligence) n’a pas du tout apprécié, malgré la conviction que j’avais dans mon esprit. La balle était dans mon camp, c’était à moi de décider.
Bref, je remis ma décision à plus tard. Ceci est en général le chemin de traverse favori pour échapper à la volonté du Seigneur, tout en ne désobéissant pas franchement ; c’est du moins ce que l’on croit.
En fait, tergiverser c’est désobéir. Les bonnes intentions ne sont pas synonymes d’obéissance. Des actions conformes à la parole de Dieu, voilà ce qu’est l’obéissance.
Plusieurs semaines s’écoulèrent et j’oubliais complètement l’incident, mais pas le Seigneur. Un jour, en priant de nouveau
pour Ruth Ann, je répétais exactement la même chose : Seigneur,
comment puis-je bénir Ruth Ann ? Nous y revoilà ! La fameuse robe rouge apparut dans mon esprit ! Ayant admis ma désobéissance, je lui offris la robe rouge.
Après m’être résolue à la lui donner, je réalisai que je l’avais
achetée pour elle ; c’est pour cela qu’elle pendait depuis trois mois
dans mon armoire, encore enveloppée dans sa housse plastique !

Bien que le Seigneur planifie tout à l’avance, Son projet ne peut
aboutir que par notre obéissance. Ce genre de contretemps est le pur produit de l’incompréhension entre l’homme naturel et l’homme spirituel, comme le mentionne 1 Corinthiens Chapitre : 2 . «Pourquoi Seigneur, pourquoi ? dit l’homme naturel». Pourquoi réclamerais-Tu ce sacrifice de ma part ? Pourquoi est-ce si difficile ? Pourquoi faut-il que cela soit si dur ? Romains Chapitre : 8 Verset : 6 (version anglaise Amplifiée) dit que la pensée de la chair, c’est le bon sens et la raison sans le Saint Esprit. Il véhicule aussi l’idée qu’un tel comportement vole notre paix. Juste au cas où vous auriez perdu de vue le but premier de ce livre, permettez moi de vous rappeler que raisonner avec des «Pourquoi Seigneur, pourquoi ?» est l’une des causes principales du désarroi, du manque de paix et de perte de la joie.
Voulez-vous apprécier la vie ? Alors «l’intellectualisme» doit plier
bagage.

L’intellectualisme engendre la séduction =

De nos jours, marcher dans l’Esprit est l’unique espoir pour ne pas se laisser séduire. Se laisser guider par l’Esprit, et pas par la chair. Satan est à la recherche des chrétiens charnels guidés par leur intelligence, leurs émotions et leur propre volonté, plutôt que par la Parole et l’Esprit.
Ils ne font rien s’ils n’en n’ont pas envie ou s’ils «ne se sentent pas», ou bien, au contraire, ils obéissent uniquement quand ils en ont envie. Dans l’intérêt du Royaume de Dieu et pour notre protection, vivons sous la conduite de l’Esprit.

Notre intelligence aime organiser, catégoriser pour que tout ait un
sens et soit en règle. Nous abhorrons les questions sans réponse ;
pourtant, c’est une des méthodes que l’Esprit utilise pour crucifier
notre chair. Quand nous ne connaissons pas la réponse, nous avons le choix de faire confiance à Dieu ou de nous inquiéter en cherchant seul la solution.
Le Saint-Esprit a pour mission d’élever le croyant à un certain niveau de maturité. Faire confiance à son Père Céleste quand rien n’a de sens, c’est être un croyant mûr. Pour nous apprendre à Lui faire confiance, le Seigneur retient parfois la réponse. Toutefois, rappelez-vous que notre intelligence est fortement opposée au plan de Dieu.

Notre intelligence est humaine et fait partie de la chair, jusqu’à ce
qu’elle soit renouvelée et apprenne à penser spirituellement.
Romains Chapitre : 8 parle des tendances de la chair et des tendances de l’Esprit. Galates Chapitre : 5 Verset : 17 dit que la chair se rebiffe contre l’esprit, et que l’esprit s’oppose sans cesse à la chair. Ces deux forces antagonistes sont constamment en conflit ! Retournons à l’idée première de ce chapitre : l’intelligence naturelle veut tout classifier. Il faut que chaque chose soit dans un tiroir, bien rangée, de sorte que nous ne soyons pas à court de réponse.

Il y a quelque temps de cela, nous avions dans nos bureaux une
longue rangée de boîtes aux lettres où chacune portait le nom d’un équipier. Pour transmettre une instruction ou faire passer un
message, je glissais un mot dans la boîte de l’équipier en question.
Parfois, le travail demandé n’était pas effectué ; après vérification,
je m’apercevais que je m’étais tout simplement trompée de casier
ou que j’avais même glissé des notes dans une boîte qui n’était attribuée à personne !
Le Seigneur a utilisé cette histoire de boîtes aux lettres pour m’enseigner ce que je voudrais vous transmettre. Il m’a montré, que tout comme je me trompais de boîte aux lettres au bureau, je
confondais aussi les tiroirs ; j’ai toujours aimé tout ranger dans ma tête pour que tout soit bien clair et organisé, pour éviter de m’en remettre au Seigneur.
Les «raisonnements» me posaient un gros problème. Souvent, je demandais : « pourquoi Seigneur pourquoi ? » j’étais très confuse et soucieuse. Je manquais aussi cruellement de joie et de paix !

L’intellectualisme engendre la séduction =

Le Seigneur m’a montré que cette façon de procéder m’avait conduite dans l’erreur. Dès que je pensais avoir trouvé l’issue d’un
problème, je mettais tout en oeuvre pour le résoudre… en fonction de mes déductions. Malheureusement ce n’est que plus tard, après avoir tout gâché, que je découvrais m’être trompée de tiroir.
Dieu a utilisé Proverbes Chapitre : 3 Verset  : 7 pour me révéler cette vérité : « Ne sois pas sage à tes propres yeux ». Le Seigneur m’a montré que je n’étais pas si futée que cela. Je ne parle pas de notre niveau intellectuel, mais de notre orgueil ; nous voulons tout prévoir et tout planifier.

Proverbes Chapitre : 3 Versets : 5-6 dit: « Confie-toi en l’Eternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ton intelligence. Reconnais le dans toutes tes voies, et c’est lui qui aplanira tes sentiers » (version dite de la Colombe).

Il n’y a ni confusion ni doute possible quant Dieu aplanit les choses.
Mais si vous essayez de rationaliser ou de trouver des explications, vous pouvez tourner longtemps en rond sans jamais parvenir à la vérité. Le verset : 7 nous conseille : « Ne sois pas sage à tes propres yeux ».
Voici deux façons d’aborder une situation : l’une est correcte, et
l’autre non ; l’une est spirituelle, et l’autre charnelle. Imaginons
que je reçoive une prophétie dont le sens m’échappe, ou que j’aie
un songe sans avoir l’interprétation. Une façon de faire, c’est de
me tourner vers le père et prier : «Père, je ne comprend pas. Je te
demande donc de me donner une révélation à ce sujet. Donne moi l’intelligence ».
Puis, de placer, pour ainsi dire, ce mystère sur une étagère ; et ne
plus y penser. Il est entre les mains de Dieu ; quand Il le jugera bon, Il me le révélera. Il le retirera de mon étagère et me le rappellera.
Jean Chapitre : 14 Verset : 26 dit que le Saint Esprit nous rappelle les choses. Il me fera connaître par révélation ce qui, un jour, était incompréhensible.

La deuxième façon d’élucider le mystère, c’est d’y réfléchir jusqu’à ce qu’on trouve une explication, quitte à consulter l’avis de plusieurs personnes. C’est ce que je faisais. Et la diversité d’opinions ajoutait encore à ma confusion. Puis, une fois que tout était «bien compris et expliqué», je m’acharnais à réaliser le songe ou la prophétie.
Pourtant, en y réfléchissant deux minutes et en m’examinant en toute honnêteté, je devais admettre n’avoir eu aucune paix pendant toute cette démarche. Lorsque je persistais à provoquer les événements en fonction de mon interprétation de la prophétie ou du songe, je finissais vraiment par créer un beau gâchis !
Rappelez-vous, «rationaliser» conduit à la confusion. Je ne prétends pas qu’il faille faire fi de la réflexion, mais il y a une différence entre méditer pour obtenir une réponse et fabriquer des explications, ce qui mène inéluctablement au désarroi.
Lorsque le désarroi fait irruption, c’est le signal d’alarme que vous
abordez mal le problème

Suite « Pourquoi Seigneur, pourquoi ? » (Partie : 5 )

 

Avec l’aide de la prédication de J.M.

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